Bernard Dimey

Publié le par Athée


Bernard Dimey poète français et auteur de chansons est né le 16 Juillet 1931
à Nogent (Haute-Marne).


Il s'installe à Paris à 25 ans sur la Butte Montmartre qu'il ne quittera plus. Il y fréquente les bistrots,  rencontre les poivrots, les putes, les truands, les artistes et commence à écrire ses poèmes.


Cet enfant de Montmartre décède le
1er juillet 1981 à Paris.



Quelques citations
    .
    Quand je serai mort on dira du bien de moi

    Je ne dirai pas tout
    J'aurai passé ma vie à me décortiquer,
    à me déshabiller,
    A donner en spectacle à n'importe
    quel prix ce que j'avais
    De plus précieux, de plus original,
    Plus vivant que moi-même
    Au prix de quels efforts
    Je ne le dirai pas
    Intoxiqué très tôt par le besoin d'écrire,
    Je me suis avancé parmi vous, pas à pas,
    Et l'on m'a regardé comme un énergumène.

    «Je ne dirais pas tout»

    Y a ceux qui donnent
    et ceux qui prennent
    et y a pas de place
    entre les deux.

    Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire
    On arrive au sommet de l'imbécilité.
    «Le milieu de la nuit [Quand on n'a rien à dire]»

    IVROGNE, c'est un mot que ni les dictionnaires
    ni les intellectuels, ni les gens du gratin
    Ne comprendront jamais, c'est un mot de misère
    qui ressemble à de l'or à cinq heures du matin
    « Je ne dirais pas tout [ Ivrogne ] »

    Si tu me payes un verre, on ira jusqu'au bout,
    Tu seras mon ami au moins quelques secondes.
    Nous referons le monde, oscillants mais debout,
    Heureux de découvrir que si la terre est ronde
    On est aussi ronds qu'elle et qu'on s'en porte bien.
    Tu cherchais dans la foule une voix qui réponde,
    Alors, paye ton verre et je paierai le mien,
    Nous serons les cocus les plus heureux du monde.
    « Je ne dirais pas tout [ Si tu me payes un verre...] »

    Il est bien évident qu'une telle merveille
    ne peut pas être vu par le premier venu
    ma soeur montrait son cul à ceux qu'avaient d'l'oseille
    Et l'on payait d'avance, en or bien entendu
    « Je ne dirais pas tout [ Le cul de ma soeur ] »

    À dix-sept ans, j'avais quatre amants, cinq voitures
    Pour avoir du pognon, j'avais qu'à l'ver les cils
    Mais ce qu'il faut trouver, c'est des liaisons qui durent
    Après, ça va tout seul, on a la vie facile...
    « Je ne dirais pas tout [ Les folles ] »

    Au fond, la pauvreté c'est un genr' qu'ils se donnent.
    La preuve : j'en ai vu sourire à pleines dents !
    «Le milieu de la nuit [Les pauvres]»

    En récapitulant tous les pots qu'on a bus
    On se récitera un peu d'Appolinaire
    Un peu pour se fair'mal, un peu pour se distraire,
    Avant d'aller dormir à l'Armée du Salut.
    « Je finirai ma vie à l'armée du salut »

    Les enfants de Louxor ont quatre millénaires,
    Ils dansent sur les murs et toujours de profil,
    Mais savent sans effort se dégager des pierres
    À l'heure où le soleil se couche sur le Nil.
    « Les enfants de Louxor »

    La vie c'est merveilleux, bien sûr, quand c'est vivable.

    Qui vit mal meurt toujours avec facilité.


Liens

Contiennent quelques textes

Publié dans Auteurs

Commenter cet article